Sunday, November 21, 2010


André Kertész au Jeu de Paume.

Je n'avais pas été voir une exposition photographique depuis bien trop longtemps. Novembre étant le mois de la photo à Paris, cela aurait été une hérésie que de ne pas aller en visiter une. J'ai donc profité mardi dernier de mes deux heures de pause déjeuner pour me diriger vers le Jardin des Tuileries. J'ai mis une heure et 15 minutes pour faire le tour de l'exposition. J'ai fait l'expérience le dimanche suivant à Paris Photo, difficile de rester concentrer une peu plus d'une heure à regarder des photos si on prend vraiment le temps de les admirer.

Passons rapidement sur ce qui ne m'a pas plu, les photos de distorsion, qui présentent des corps photographiés dans des glaces déformantes, pris dans les années 30. Un thème qu'il revisitera vers la fin de vie en utilisant un polaroid.

J'ai été impressionné par quelques clichés d'une puissance impressionnante, de par la seule force de leur composition comme celui que j'ai mis en illustration est ma préférée. Comment mieux illustrer la solitude. De passage à Paris Photo ce dimanche, un tirage de 19 centimètres par 24,76 centimètres était à vendre pour 8600 euros. Les photos que j'aime sont à la limite de l'abstraction dans le sens où ce n'est pas ce qui est montré qui me plait, mais la plastique de la photo. J'aime ainsi ses plans en plongée de parcs à New-York et à Paris. D'autres artistes me font le même effet, Hokusai, dont les estampes sont ont une dynamique incroyable, et dans un autre genre, le mangaka Jirō Taniguchi. Je me sens irrésistiblement attiré par ses dessins. Je ne comprend encore pourquoi. La manière dont il organise ses cases ? Peut être, je ne sais pas.

Il a également beaucoup photographié cette ville où il a vécu entre 1925 et 1936. En regardant ses prises de vue, je me suis aperçu que déjà à l'époque, les murs étaient déjà couverts de publicité.

Il y a quelque chose qui m'énerve à chaque fois que je visite une exposition photo : les visiteurs qui se promènent avec un sac photo ou un appareil bien en vue. Même si je reconnais qu'un photographe qui se respecte devrait toujours avoir avec lui un appareil.

Je dois encore aller voir l'exposition Larry Clark, heureusement que j'ai plus de 18 ans. J'aime bien ses films et cela fait longtemps que je veux voir ses photos. Mais j'ai surtout hâte de voir celle de Raymond Depardon à la Bibliothèque nationale.

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